2019 – CONCERT À TABLE

EN REPRÉSENTATION

Saison 2019-2020
autres dates à venir…

Mise en scène : Claire Diterzi
Chant, musique : Claire Diterzi
Percussions : Stéphane Garin
Production / diffusion : Martine Bellanza
Relation presse : Murielle Richard

PRODUCTION : JE GARDE LE CHIEN

Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication/DGCA – Délégation Musique

«Cette forme s’inscrit dans la continuité de mon solo Je garde le chien, écrit d’après le Journal de création qui faisait état d’une réflexion quant à ma pratique de chanteuse désireuse de s’émanciper des contraintes imposées par le monde du disque. Ce duo apporte une réponse, différente et complémentaire des plus grosses productions de ma Compagnie actuellement en tournée (L’Arbre en poche, Je garde le chien et l’orchestre – concert symphonique) : continuer à faire de la musique mais autrement. La musique est une expérience sensible, immédiate avec un fort pouvoir d’évocation, à la limite de l’expérience synesthésique. En invitant le musicien Stéphane Garin (l’un des percussionnistes émérites interprètes de L’Arbre en poche) qui vient d’un univers très éloigné du rock, pratiquant le minimalisme, mon but est de déconstruire ma musique et de la dépouiller de tout ce qui fait le rock : grand, fort, viril, spectaculaire. Il en reste la substance, un retour à l’essence même de ce qu’est la chanson, véhicule du récit de l’actualité du monde, le plaisir d’être là, de partager un moment de convivialité, de jouer au sens premier, sans amplis, sans électricité, sans micro, un plaisir atavique de ce qui fait musique au départ, à savoir une prise de parole intime. Dans ce duo, je donne à voir et entendre ma musique de la manière la plus simple et dépouillée pour toucher les gens sans artifices.»

Claire Diterzi

 

«Alors des choses/mots/pensées me viennent et se bousculent, je dirai ici qu’il s’agit d’une recherche tout à la fois d’une fragilité apparente, organisée de délicatesses sonores, ludiques et mélodiques, d’un geste musical/chorégraphié, un geste Jacques Tatiesque, de l’accumulation de série de petits ingrédients sonores tel un menu dégustation, de recentrer autour d’une écoute acoustique exigeante/amoureuse/de proximité à l’image de ce que pouvait être un concert de clavicorde durant le moyen-âge, d’épurer, travailler au crayon, ne jamais gommer sinon retravailler sans cesse le trait, d’expérimenter toujours et avant tout afin de fuir l’ennui, d’une déclaration d’amour éternel > Erik Satie, Ennio Morricone, Pascal Comelade, John Cage, Autechre.»

Stéphane Garin

 

Imaginez Claire Diterzi assise à votre table de cuisine. Imaginez bouilloire électrique, éponge, robinet, venir rejoindre les instruments sortis de la malle à musique de Stéphane Garin, étonnant Géo Trouvetou et professeur Tournesol de la musique contemporaine. Imaginez un concert infiniment petit qui rejoue et déjoue des morceaux choisis du répertoire de Claire Diterzi, dans un jallissement de sons rythmés, subtiles et malicieux. C’est l’art du duo qui exerce sa fascination sur l’auditoire. Chacun est attentif au moindre son qui plane comme un parfum, au moindre mot susurré du bout des lèvres. Durant 50 minutes, les deux complices vont partager au plus près de la trentaine de personnes présentes (voisins, famille, amis, tous âges confondus), ce geste de création artistique inventive, polymorphe tout en dentelle. Une connivence jubilatoire toute en décontraction et simplicité qui, dans ce même esprit se prolonge tout naturellement en discussions, verres trinqués et dégustation sucré-salé.